Comment ne plus faire de reproches et mieux communiquer en couple ?

Les reproches dans une relation

Les reproches sont un véritable poison dans le couple. Si les reproches sont fréquentes, cela peut être un comportement toxique et nuisible pour la relation. Et pourtant, des reproches, on en fait tous ! Alors qu’elles sont une forme de maladresse qui créent des dégâts profonds dans une relation.

Alors pourquoi faisons-nous des reproches ? Quelle est l’intention cachée derrière celles-ci ? Et comment les transformer en une communication bien plus saine et productive pour le couple ?

Les reproches en disent long sur nous :

Ces reproches que nous faisons à l’autre, en disent finalement bien long, mais sur nous-même. C’est finalement ce qui se cache derrière le reproche qu’il va être intéressant d’explorer et de comprendre. Derrière les reproches se cache un message plus profond, on dit même des reproches qu’ils sont des “demandes d’amour non formulées”.

La personne qui reproche exprime ce qu’elle ne sait probablement pas elle-même :

  • Un besoin non identifié et qu’elle n’a pas comblée elle-même : dans ce cas, on renvoie à l’autre notre propre insatisfaction
  • Un trait de caractère chez l’autre qui la dérange car il la renvoie à elle-même (un effet miroir). 

Exemple : “Tu es trop sensible”, peut vouloir dire “Je suis gêné par l’expression des émotions ».

La plupart des personnes passent par les reproches car nous avons appris à ne pas parler de soi-même, à être plutôt tourné vers l’autre. Sauf que cette soi-disant qualité nous prive d’une communication saine qui passe par une écoute de soi pour reconnaître son besoin personnel, pour ensuite le formuler comme une demande, si nécessaire à l’autre.

Exemple : “Je réalise que je fais de nombreuses tâches dans la maison car je veux qu’elles soient faites aussi souvent et aussi bien que je le fais moi-même, cela me fatigue de prendre toutes ces tâches à ma charge”. Cette conscience de soi et de notre propre comportement peut amener à une demande précise envers l’autre : “Est-ce que tu peux t’occuper de la lessive, je m’occupe de préparer à manger”.

Les reproches en disent long sur nous-même

Qu’est-ce que nous recherchons en faisant des reproches ?

Comme nous l’avons vu précédemment, nous recherchons à travers nos reproches que l’autre puisse répondre à une demande, mais en ne formulant pas la demande. Voir même, en n’étant pas au clair soi-même avec la demande que nous avons. A cela peut s’ajouter ce manque de conscience de soi et de notre propre comportement qui maintient la situation, le comportement de l’autre que nous reprochons pourtant.

Ce que nous en espérons, c’est que l’autre devine, anticipe ce que nous souhaiterions. Et dans ce fonctionnement, nous quittons les possibilités d’une communication saine et dons d’une relation saine, épanouissante et grandissante.

Cela peut vous sembler logique de penser “mais j’aimerais ne pas avoir à le demander”. Pourtant, il est essentiel de se repositionner : que souhaitons-nous vraiment ? Que nos besoins et attentes soient répondus ? Ou que l’autre soit exactement comme nous et donc nous épargne de formuler une quelconque demande. Ce deuxième choix est irréalisable, et implique une forme de recherche de satisfaction à travers l’autre qui le prive même d’être reconnu dans sa différence, dans son individualité propre, différente de la nôtre.

Ce qui entretient les reproches :

Nous avons déjà abordé de nombreux points concernant les reproches, mais le dernier sur la recherche de satisfaction à travers l’autre dévoile une problématique plus profonde : une incapacité à se différencier de l’autre, ou plutôt, de différencier l’autre de nous-même. En effet, nous ne voyons pas les choses comme elles le sont réellement, nous les voyons à travers qui nous sommes, à travers nos propres filtres personnels. C’est notre inconscient qui nous “protège” d’une réalité dure à reconnaître. Dans cette réalité se cache nos peurs (peur de souffrir, peur d’être rejeté) et une confrontation à nos croyances limitantes.

Exemple : “S’il ne pense pas comme moi, n’agit pas comme moi je le ferais, c’est que nous sommes différents, et différents signifie incompatible”. Ou encore “Si je dois demander, c’est qu’il/elle ne veut pas le faire, et donc il/elle s’en fiche de moi”.

Nos reproches cachent nos peurs

Comment faire pour quitter les reproches ?

Posez-vous avec vous-même. Entendez vos reproches plutôt que de les formuler telles des vérités absolues. Quel est le message derrière ceux-ci ? Quelles peurs peuvent se trouver derrière vos reproches ? Apprenez en vous observant, en observant et écoutant ce que vous reprochez à l’autre.

Portez un autre regard pour faire grandir votre satisfaction et non plus votre insatisfaction : apprendre à regarder le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide. Vos reproches ne mettent-ils pas en avant uniquement ce qui ne vous convient pas ? Mettez-vous en avant ce qui vous convient ? Prenez-vous le temps de réfléchir à tout ce que vous appréciez chez votre partenaire.

Exemple : “Tu n’as pas fait la vaisselle, encore, c’est toujours moi qui l’a fait !” Cette phrase naît d’une frustration parce que vous l’avez trop faite, en ne formulant pas une demande, même répétée pour que vous ne le preniez pas en charge seul. Votre attention s’est portée uniquement sur cette insatisfaction cumulée jour après jour, pour finir en reproches. Mais dans ce fonctionnement, avez-vous pris le temps de regarder tout ce que cette personne fait pour vous et votre relation ? Ou ces choses là sont-elles délaissées pour focaliser votre attention sur ce qui ne vous satisfait pas pleinement ?

Je vous invite à vous observer sur ce point. Et puis, si quelque chose vous dérange sincèrement, ce qui est tout à fait normal, pensez-vous que le formuler sous le coup de la colère et de la frustration sera le meilleur moyen d’être entendu ? 

Apprendre à écouter rapidement ce qui est important pour nous permet de le formuler rapidement, sans avoir accumulé de ressentiment. Puis mettre en place, pas à pas, une communication où l’on prend le temps de s’exprimer sur soi, pas sur l’autre sera bien moins agressif et donc aura beaucoup plus de chance d’être entendu, plutôt que d’obtenir une réaction de défense de la part de son partenaire.

Exemple : “Tu ne prends jamais de temps pour être avec moi, tu n’as donc pas envie d’être avec moi !” Serait l’expression de peurs et d’insécurités, mais aussi d’un manque de responsabilisation quant à nos propres besoins. Une peur de demander plus de temps ensemble par peur d’être rejeté, une confirmation de nos croyances limitante sur le fait que si l’autre ne fait pas comme nous le ferions, c’est que nous ne sommes pas aimés.

Que cela pourrait-il donner avec plus d’écoute de soi et de recherche de compréhension mutuelle ? Voici : “C’est très important pour moi de garder une communication qualitative entre nous, et donc de prendre du temps pour nous retrouver tous les deux, cela me rassure sur le fait que nous prenons soin de notre relation. Serais-tu d’accord pour que l’on s’accorde une soirée ensemble toutes les semaines au restaurant, en tête-à-tête ?”

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4 Comments

  1. Anna Alvarez

    Oui je veux être la meilleure version de moi même pour moi meme

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    • Esther

      Bonjour et merci de ce très beau partage. Je ne peux que vous soutenir et vous encourager dans cette décision qui vous recentre dans vos priorités, et qui impactera directement vos relations 🙂

      Reply
  2. Blanchard-Davieau

    Bonjour pour ma part je ne fais pas de reproche à mon partenaire, mais c’est mon compagnon qui m’en fais.
    Du style:C’est quand que tu part de chez moi.
    Elle est bonne à rien celle-là.
    Il a souffert avec sa première compagne, elle l’a trompé avec un autre.
    Nous devons déménager pour marans, là il m’annonce je dois déménager.
    Je ne relève pas les reproches, mais ça me blesse profondément.
    Je l’aimes je ne veux pas le perdre il es mon present, mon avenir, mon futur.
    Nous avons 11 ans de diffences
    . Il a 39 ans moi 50 ans.
    Je ne sais pas quoi en penser des reproches.

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    • Esther

      Bonjour, je vous remercie pour votre partage. Je vous invite à différencier le reproche du dénigrement et de la dévalorisation qui sont là des violences verbales. Je vous invite sincèrement à en parler et ne pas rester sur ce fonctionnement. Je vous souhaite de prendre bien soin de vous.

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